Mot de la présidente

Mot de la présidente

Extrait du rapport annuel 2017-2018 

L’année passée, à pareille date, nous nous permettions quelques espoirs après l’annonce des millions pour l’autisme. Nous souhaitions que ces sommes se traduisent par une aide directe aux personnes autistes et aux familles. Malheureusement, la bureaucratie a pris le contrôle et on attend toujours. Les décideurs font continuellement les mêmes erreurs. Ils confient le plan d’action et l’argent à un système non expérimenté en autisme. Les fonctionnaires n’ont pas l’expertise nécessaire pour avoir une vision juste et mettre en place les services à offrir à cette clientèle complexe que sont les personnes autistes.

De plus, le gouvernement envoie des messages contradictoires aux CIUSSS (Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux) et aux CRDI-TSA (Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et troubles du spectre de l’autisme). Sans argent supplémentaire, ils doivent abolir les listes d’attente. Le Ministère pense que référer des personnes présentant un TSA (Trouble du spectre de l’autisme) aux structures existantes pour la population en général, c’est une
bonne chose. Dans la réalité, cela se traduit par un arrêt de services, une fermeture de dossiers, des services fragmentés et cela provoque de l’isolement, des crises et des drames humains. C’est une régression importante pour notre cause.

Le plus troublant et alarmant, c’est cette forme de pensée « rétrograde » du Ministère, qui demande aux CRDI-TSA d’attribuer des services aux autistes jugés réadaptables. Les « non réadaptables » seront occupés dans leurs résidences ou orientés vers les organismes communautaires partenaires des CRDI-TSA. Ces orientations sont dangereuses et discriminatoires. Cela ressemble étrangement
aux institutionnalisations pour tous d’une certaine époque. Ce sont les plus âgés qui sont actuellement ciblés. Qui peut prétendre que quelqu’un est non réadaptable? Tout ceci démontre clairement que malgré l’augmentation constante du nombre de cas, le gouvernement ne priorise aucunement notre clientèle. Encore en 2018, après des décennies de revendications, il n’y a pas de reconnaissance officielle de l’autisme. J’appelle cela de la négligence « volontaire ». Difficile de comprendre et d’accepter qu’un gouvernement ignore toute une partie de sa population et surtout, qu’il ne se mobilise pas pour tous ces jeunes qui perdent leurs acquis ou ne les développent pas. Les mots me manquent pour qualifier cette attitude méprisante.

Voilà pourquoi il faut continuer à revendiquer et à militer. Les plaintes officielles auprès des commissaires et du Protecteur du citoyen sont comptabilisées et témoignent des problèmes vécus par une clientèle. Les appels, même répétés, à nos députés sont importants. Ils sont là pour aider la population. Les dénonciations aux médias représentent une autre option. La période préélectorale demeure une bonne occasion de se faire beaucoup mieux entendre.
Autisme Montréal continuera ses actions et ses démarches de revendication.

Présidente d’Autisme Montréal

Carmen Lahaie


Mot de la présidente de l’Image du printemps 2014

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2013

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2013

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2012

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2012

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2011

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2011

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2010

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2010

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2009

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2009

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2008

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2008

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2007

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2007

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2006

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2006

Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2005

Mot de la présidente de l’Image du printemps 2005

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