Mot de la présidente de l’Image de l’automne 2008

Mot de la présidente du bulletin « L’Image », automne 2008

 Que peut-on faire?

Comme parents, nous serions portés à courir très vite consulter les médecins du DAN! afin qu’ils puissent soigner nos enfants. La réalité, c’est qu’ils sont peu nombreux et marginalisés. Ils ne font pas consensus parce qu’ils sont en train de changer des pratiques médicales. Ils ont fini par ouvrir des cliniques ou centres médicaux privés aux États-Unis. En Ontario, les cliniques environnementales se rapprochent de ce que fait le DAN!, mais au Québec, nous n’avons rien de tout cela. La seule clinique médicale existante est celle du Dr Diane Munz, qui n’est pas un médecin du DAN!, mais qui se dévoue pour nos enfants.

Même sans médecin, nous pouvons commencer à agir. Il faut travailler sur les facteurs agressants et diminuer le nombre d’agressions pour soutenir le système immunitaire. À ce jour, on n’a pas encore découvert de traitement qui réparera le système immunitaire, mais la logique veut que l’on doive mettre en place des stratégies pour l’empêcher de fonctionner de façon exagérée.

Par où commencer? Le dicton qui dit que l’«on est ce que l’on mange» n’a jamais été aussi vrai. Ce que nous donnons à manger à nos enfants peut se transformer en véritable poison. Ceux qui font des recherches sur les causes de toutes ces maladies en hausse comme le cancer et les maladies auto-immunes arrivent tous à la même conclusion : les facteurs environnementaux et l’alimentation.

Changer l’alimentation

En autisme, les recherches du DAN! démontrent que nos enfants ont soit des allergies alimentaires ou des intolérances, ou les deux. Les produits laitiers (caséine) et le gluten (farine de blé et autres farines) viennent en tête de liste, d’où les recommandations de la diète sans gluten et sans caséine (protéine du lait).

L’implantation de cette diète est un prérequis à tout autre traitement. Quand on retire les aliments «agressants», on constate une diminution de l’inflammation intestinale et une régularisation des endorphines du corps. L’enfant est moins souffrant, plus présent et plus réceptif à collaborer à son programme éducatif. Plusieurs livres et documents sont disponibles pour expliquer ceci et aider à l’implantation de la diète. ATEDM a une pochette d’informations sur le sujet et il existe de nombreux sites Internet qui traitent de cette question.

Cependant, il nous faut demeurer vigilants parce que les enfants peuvent avoir d’autres intolérances alimentaires. Il nous faut aussi être observateurs et faire des liens avec les «crises» ou les comportements «intenses» et mettre sur pied un petit système d’évaluation et d’observation. Par exemple, on peut remarquer que l’enfant s’agite après avoir mangé des pommes.  Cela peut être une coïncidence, mais si l’on note que cela survient à chaque fois, c’est un indice.

Sur la liste des aliments à surveiller, il y a le soya, les pommes, les oranges, le maïs et plusieurs autres.  Il faut :

  • bannir le SUCRE raffiné qui est un poison pour le corps
  • manger des aliments biologiques
    • les pesticides sont de puissants agresseurs. Comme on mange plusieurs fois par jour, les pesticides deviennent comme des harceleurs du système immunitaire.

Il faut revenir à une alimentation simple : viande/légumes/fruits et :

  • s’intéresser aussi à l’eau qu’on boit, parce que l’eau du robinet contient des métaux; il existe plusieurs types de systèmes de filtration.

Quand on commence à changer notre alimentation ou nos habitudes de vie, il faut se faire un plan et adopter diverses stratégies, il faut y aller étape par étape. Tenter de changer du jour au lendemain mène au découragement. On finit par laisser tomber.

Agir sur la flore intestinale

La médecine traditionnelle ne croit pas aux effets dévastateurs de Candida albicans(levure) parce que les tests ou analyses utilisés ne démontrent pas leur présence. Il existe toutefois une longue liste de symptômes liés à la parasitose : reflux, acidité, diarrhée, constipation, mauvaises selles dans lesquelles on peut identifier les aliments mangés par l’enfant.

Les parasites qui élisent domicile dans notre corps créent leur propre habitat et ils peuvent être difficiles à détecter dans les selles. Ces micro-organismes ont des cycles. La pleine lune les influence et au printemps ainsi qu’à l’automne, ils sont au maximum de leur énergie pendant que notre corps est en adaptation en raison des changements de température et fréquemment en manque d’énergie. C’est souvent le moment où il faut envisager des cures.

Nos ancêtres étaient très conscientisés sur les effets nocifs des parasites. En plus de vivre à nos dépens, ils amènent une augmentation des toxines dans notre sang, donc encore des facteurs agressants pour le système immunitaire.

Il existe plusieurs types de traitements naturels pour les parasites et Candida albicanstransmis par nos ancêtres. Les naturopathes ont une longueur d’avance sur le sujet.

Encore là, cependant, il faut faire preuve de perspicacité. Ce qui réussit bien à une personne, n’est peut-être pas la réponse pour l’autre. 

Attention : les parasites ou Candida albicans reviennent souvent à cause de la faiblesse du système immunitaire qui ne réussit pas toujours à garder le contrôle.  Il faut donc :

  • bannir les amalgames dentaires au mercure (de couleur grise) :
    à chaque fois que l’on mange ou que l’on se brosse les dents, du mercure s’échappe pour aller dans notre corps.
  • diminuer l’exposition aux métaux lourds :
    • changer les produits de nettoyages de la maison
    • changer de shampooing, de savon, etc.

En ce qui concerne les métaux, il existe aussi des sites Internet sur le sujet.

Les vaccins

Ce qu’il est important de comprendre, c’est qu’ils sont de très puissants agresseurs. Cela n’est pas logique d’injecter de huit à 12 virus rassemblés à un bébé de deux mois, sans connaître l’état de son système immunitaire. De plus ces virus entrent directement dans le sang avec d’autres facteurs agressants : les agents de conservation, dont le thimérosal. Quand on nous dit que cela renforce le système immunitaire, c’est un non-sens, car cela le fait fonctionner de façon exagérée.  Si vous vous intéressez aux virus ou aux bactéries, vous apprenez que leur objectif est de prendre possession de leur hôte et qu’ils feront des mutations pour y arriver, ce qui amènera l’apparition de nouvelles maladies.

Il faut vraiment réfléchir et bien s’informer pour prendre les bonnes décisions face aux vaccins. Le pouvoir des compagnies pharmaceutiques et l’argent sont des enjeux importants des campagnes de vaccination. Un nouveau regroupement concernant la vaccination a été mis sur pied au Québec.  Il s’agit du Réseau Vigilance Vaccinations (www.rvv.ca). Vous trouverez informations et matières à réflexion sur leur site Internet.

Expulser les toxines du corps

Les traitements à l’oxygène hyperbare donnent de très bons résultats en autisme. Ils aident en effet à augmenter le niveau d’oxygène dans un corps intoxiqué et ils sont disponibles au Québec. Nous avons des informations et références à ce sujet à ATEDM. Sans la diète et le travail à faire sur les «agresseurs» environnementaux, ces traitements donnent moins de résultats.

La chélation

On nomme ainsi l’acte médical qui vise à expulser des métaux du corps. Actuellement, le DAN! expérimente différents chélateurs et différents protocoles de chélation. Les chélateurs sont des médicaments que l’on donne sous différentes formes aux enfants. Les métaux se lient aux chélateurs qui les entraînent hors du corps. Cependant,  ils agissent un peu comme la chimiothérapie : de «bons minéraux» nécessaires au corps se greffent aussi aux chélateurs. Le traitement demande donc une surveillance et un suivi médicaux. Ce type de traitement n’est pas offert au Québec. Notre médecine, qui est encore occupée à classer des comportements, résiste et refuse de croire que nos enfants sont intoxiqués. Les cliniques environnementales de l’Ontario offrent la chélation avec leurs propres exigences et protocoles. Leur liste d’attente est longue et certains actes médicaux, dont la chélation, ne sont pas couverts par la RAMQ. Il faut comprendre qu’il y a une préparation du corps avant et tout un travail à faire au niveau des facteurs agressants pour que la chélation soit efficace.

Chaque enfant est différent et nécessite un traitement personnalisé. Pour arriver à aider nos enfants, la première arme demeure le «savoir». Il faut lire, s’informer, partager avec d’autres parents. Pas de panique : faites-vous un plan avec des stratégies et évitez de tout faire en même temps. Certains parents font des levées de fond et vont aux États-Unis.  Cela est faisable, mais il faut avoir une bonne organisation et des objectifs réalistes.

En résumé

  • L’autisme ne représente pas un diagnostic, mais le symptôme d’une maladie physique.
  • Les autistes sont intoxiqués aux métaux lourds.
  • Un enfant : un traitement. Chaque enfant est unique et son traitement l’est.
  • La première étape : agir sur les agresseurs.

Les services idéaux

J’ai beaucoup parlé de questions médicales, parce qu’il s’agit d’une journée sur la compréhension médicale de l’autisme.  Cependant, il ne faut jamais oublier tout l’aspect éducatif et neurosensoriel qui est essentiel pour l’enfant.

L’approche idéale quand un enfant a un problème de développement :

  • évaluation des besoins
  • évaluation des causes médicales et des traitements envisageables
  • réponse aux besoins par différents types de programmes éducatifs
  • évaluation des résultats obtenus.

Au Québec tous les millions octroyés à l’autisme sont allés dans des structures d’offres de services. On a mis sur pied toute une programmation de services qui répondent aux besoins des établissements, mais pas nécessairement à ceux des «clients». De plus, le développement de l’expertise n’a pas suivi. Il demeure théorique et sans contrôle.

Vision d’une nouvelle organisation

1. Centre d’expertise (Québec) (tête) :

  • programmation du développement de l’expertise sur le terrain,
  • aide à l’implantation de différents projets en lien avec le développement d’une variété de services,
  • développement du volet médical/lien avec le DAN!,
  • évaluation des résultats.

2. Par région :

Pas de grosse structure. Plus la machine est importante, plus elle est difficile à manœuvrer. Même en 2008, les plus grands défis demeurent rudimentaires : évaluation des besoins, réponse à ces besoins, recherches des causes, évaluation des résultats (par client).

Le rôle des parents

Nous sommes la voix de nos enfants et c’est à nous d’agir, mais nous ne pouvons pas agir si nous ne «savons» pas. Le savoir et l’information demeurent les meilleurs atouts pour vous aider à prendre des décisions pour votre enfant.

Au fil des ans, j’ai compris qu’un gouvernement ne bouge que sur la pression du peuple, pas juste sur la pression d’un petit groupe de militants. Pour que le peuple pousse avec nous, il faut qu’il soit informé, qu’il sache que l’autisme est seulement un symptôme, que les enfants sont intoxiqués et qu’ils peuvent guérir. Vous avez un rôle important dans la transmission de ces informations, à toutes les personnes.

Vous ne devez pas rester isolés, mais plutôt aller chercher énergie et force auprès de ceux qui militent et croient qu’on peut changer le cours des choses. Toutes les démarches visant la défense de droits et les revendications sont importantes pour votre enfant et pour la cause. Plus on fait de «bruit», plus on attire l’attention. Allez voir votre député, écrivez des lettres au gouvernement, aux médias, etc., et donnez de l’information précise sur l’autisme pour sortir nos enfants de cette «aura» de mystère qui les entoure.

L’augmentation constante du nombre de cas d’autisme est une réalité. Actuellement, cette augmentation contribue à la désorganisation vécue sur le terrain. Le nombre augmente, mais la vision à long terme est absente. On se concentre sur la «paperasserie» et non sur le client lui-même.

Notre rôle de parents est exigeant, mais fondamental.  Nous faisons face à des structures rigides et à beaucoup de résistance, mais dites-vous que chaque action posée pour votre enfant et pour l’environnement, si minime soit-elle, se joint à celle de votre voisin, et de l’autre voisin, etc. Ces démarches témoignent de votre volonté et de votre foi à vouloir guérir votre enfant. C’est l’addition de toutes ces actions portées par tous les parents, de notre volonté, de notre détermination et de notre foi qui changera le cours des choses.

Le chemin à suivre est tortueux et plein d’embûches, mais chaque étape franchie nous mène vers plus de lumière et la guérison de l’autisme.

Carmen Lahaie

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