Mot de la présidente de l’Image du printemps 2009

Mot de la présidente du bulletin « L’Image », printemps 2009

Les vaccins et l’autisme

Le film de Lina Moreco, «Silence on vaccine», sorti en salle le 29 janvier dernier, a réanimé le débat sur les liens entre l’autisme et les vaccins. En premier lieu, merci à Madame Moreco pour ce film émouvant qui donne la parole aux victimes des vaccins. Traiter d’un sujet aussi controversé et devenu tabou demande une bonne dose de courage et de détermination. Chapeau!

Le film a été critiqué et commenté par les médias et Madame Moreco a pris part à plusieurs entrevues à la radio, à la télévision et dans les journaux et revues. N’est-il pas bizarre qu’à chaque entrevue, des médecins de la santé publique aient été présents pour rassurer la population en confirmant l’absence de liens entre l’autisme et les vaccins.  Fait encore plus bizarre : aucun journaliste n’a eu le réflexe de communiquer avec ATEDM pour connaître nos réactions sur le film de Madame Moreco ou sur les affirmations de la santé publique ou sur la vaccination.  Pour n’importe quel autre sujet, nous aurions été sollicités. Il n’y a qu’à regarder les bulletins télévisés pendant lesquels tous les journalistes demandent l’opinion de toute la population, sur tous les sujets. Nous avons quand même émis un communiqué de presse pour signifier nos positions face à la vaccination. Pas un téléphone; le silence total. Preuve que la vaccination est un dossier «protégé».

L’organisation des premiers congrès médicaux sur l’autisme à Montréal, au début des années 2000, a provoqué une réaction de panique à la santé publique du Québec. Les conférenciers, des chercheurs travaillant sur les causes physiologiques de l’autisme, parlaient de causes environnementales, notamment des vaccins. Tous les médias ont été convoqués par la santé publique du Québec à l’Hôpital Ste-Justine afin d’exiger leur collaboration. Pas de débats, ni de questionnements sur les vaccins. Les raisons évoquées : la protection de la population; il ne faut surtout pas semer le doute et la zizanie. S’il fallait que les taux de vaccination diminuent, les épidémies de rougeole réapparaîtraient et les médias seraient responsables de la mort d’enfants. Incroyable, mais vrai. J’ai même entendu à plusieurs reprises, de la part des médecins de la santé publique, que pour sauver la masse, il faut sacrifier quelques personnes. Les sauver de quoi? De la rougeole?

La rougeole n’a jamais été classée maladie mortelle dans les livres médicaux. Elle est sous la rubrique des maladies contagieuses et le taux de mortalité est de un sur un million. C’est une maladie désagréable à surveiller, mais par comparaison aux décès d’enfants par le cancer ou même par accidents, cette peur panique face aux maladies contagieuses est disproportionnée. Toute maladie, aussi bénigne soit-elle, peut devenir dangereuse et mortelle si le système immunitaire de la personne n’est plus capable de la combattre.

Notre santé publique entretient la peur des épidémies de maladies pour lesquelles elle a un vaccin à offrir. Quant aux autres situations épidémiques, comme l’autisme, elles ne les intéressent pas. Les statistiques du ministère de l’Éducation démontrent clairement une hausse annuelle constante des cas de TED. Ce sont les seuls chiffres valables, parce que le financement des TED est lié à leur diagnostic.

Pour la région de Montréal, il y avait un élève sur 84 avec un diagnostic de TED en 2007-2008. Il n’y a pas que l’autisme qui soit au stade de l’épidémie chez nos enfants. Il y a plus de cancers, d’asthme, d’allergies, d’épilepsie, de maladies auto-immunes, etc. La santé de nos enfants décline.  Que font la santé publique et le ministère de la Santé qui ont des mandats de PRÉVENTION? Est-ce qu’on contrôle les bonnes épidémies? À quoi servent les multiples réformes de la santé si l’on ne cherche pas à comprendre les causes de toutes ces maladies?  Pourquoi les décideurs ne s’intéressent-il pas à cette hausse dramatique de l’autisme?

Les recherches scientifiques continuellement citées par la santé publique, qui prouveraient l’absence de liens entre les vaccins et l’autisme, sont en réalité des études épidémiologiques. On cible une région X avec sa population d’enfants, on détermine une cohorte d’enfants âgés de cinq à 12 ans, par exemple, et par la suite, on dénombre le nombre d’enfants ayant reçu un diagnostic de TED. La complication demeure le fait que l’autisme n’est pas une maladie à déclaration obligatoire, donc il faut utiliser une commission scolaire. Avec les chiffres obtenus, on fait des tracés et des statistiques. Par après, on établit des comparaisons et des interprétations.

Comme il est écrit au ministère fédéral de la Santé qu’on a cessé l’ajout du thimérosal dans les vaccins en 1996, la courbe d’augmentation prouve qu’il n’y a pas de liens possibles avec les vaccins.  Dans le fond, on joue avec des chiffres et on interprète des résultats. Concernant le thimérosal, il y en a encore dans plusieurs vaccins dont celui de la grippe.

Je ne vois rien de scientifique dans ces études. Pour prétendre que les vaccins n’ont rien à voir avec l’autisme, il faut en faire la preuve et ce, cliniquement en examinant les enfants, non pas en les comptant. On s’attendrait à ce que nos médecins se préoccupent des causes médicales de l’autisme au lieu de les ignorer, mais notre médecine moderne ne favorise pas les recherches des causes de toutes maladies : on a pris le virage : «un symptôme, une pilule pour le contrôler». On traite les gens par morceaux. Une pilule pour le mal de tête, une autre pour l’hypertension, etc. On a oublié le corps dans sa globalité et les relations entre les différentes parties du corps. La pharmacologie prend la place et comme il n’y a pas de pilules ou de vaccins pour l’autisme, l’intérêt n’y est pas. Alors, quand on ose dire qu’un vaccin a déclenché la régression de notre enfant ou a été le début de son autisme, les réactions sont vives et on nous parle de malheureuses coïncidences.

Cependant, existe-t-il des études sur les effets secondaires des vaccins? Que sait-on des effets à long terme? Que font les médecins quand on pense à des réactions post-vaccinales? Y a-t-il un protocole à suivre ou un guide pour évaluer les victimes des vaccins? Rien de tout cela n’existe. Alors sur quoi se basent-ils pour certifier que les vaccins sont inoffensifs et qu’on peut en recevoir autant qu’on le désire? Il y a quand même un formulaire pour le programme d’indemnisation des réactions post-vaccinales, mais le défi est de trouver un médecin pour le remplir.

Vous avez compris comme moi que toute cette émotivité et ces contrôles autour de la vaccination sont reliés directement aux compagnies pharmaceutiques et à l’argent… et on parle ici de beaucoup d’argent. C’est bien triste à dire, mais le traitement des maladies avec «des pilules» est beaucoup plus payant que la recherche des causes et la prévention des maladies. Quelle perte financière pour ces grosses compagnies si on cessait de vacciner! Pensez aux poursuites judiciaires si on faisait la preuve que les vaccins ont des liens avec l’autisme et plusieurs autres maladies auto-immunes.
(Suite dans le prochain numéro)

Carmen Lahaie

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