Qu’est-ce que le trouble du spectre de l’autisme?

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA)

Les caractéristiques

Le trouble du spectre de l’autisme se déclare généralement dans les premières années de la vie. Pour présenter un TSA il faut avoir :

  • Des troubles graves de la communication : difficulté de langage et de décodage, de l’écholalie, être non-verbal, etc.;
  • Des atteintes neuro-sensorielles : le dysfonctionnement des cinq sens provoque des comportements bizarres et stéréotypés de survie chez les personnes. Les manifestations comportementales anormales sont reliées à leurs atteintes neurologiques et chimiques.
    Ce qui amène…
  • Des troubles de socialisation : l’autiste veut interagir mais ne peut pas à cause de son handicap.

Ces problèmes peuvent être d’intensité variable ou se présenter différemment selon les atteintes. Certaines personnes présentant un TSA peuvent fonctionner de façon normale dans la société alors que d’autres requièrent une supervision 24 heures sur 24.

Les causes

Le trouble du spectre de l’autisme est le résultat de problèmes médicaux qui ont comme conséquence l’apparition de troubles graves et envahissants du développement chez les très jeunes enfants. Le TSA n’est pas une maladie mentale et n’est en aucun cas relié à des problèmes psychologiques.

Les dernières recherches ciblent comme causes probables :

  • Une prédisposition génétique;
  • Un débalancement métabolique;
  • Une atteinte virale;
  • Des facteurs environnementaux;
  • Un dysfonctionnement du système immunitaire;
  • Une intoxication aux métaux lourds.

Les chercheurs constatent régulièrement comme manifestation clinique :

  • Atteinte du système gastro-intestinal :
    • Constipation et diarrhée,
    • Parasites intestinaux et Candida albicans.
  • Intolérance et allergies alimentaires;
  • Déficiences enzymatiques et vitaminiques

Les traitements

Les meilleurs résultats obtenus sont, selon les symptômes observés, la combinaison et l’application de trois principales approches :

  • Les approches éducatives structurées tel que : ABA (Applied Behavioral Analysis, ou analyse comportementale appliquée), TEACCH (Treatment and Education of children with Autism and related Communication handicapped CHildren);
  • Les approches médicales tel que : diète sans gluten et sans caséine, vitaminothérapie;
  • Les approches complémentaires tel que : orthophonie, ergothérapie.

Des protocoles d’examens cliniques devront être mis sur pied et utilisés afin de déterminer le meilleur traitement à prescrire individuellement à chaque enfant.


Un enfant sur combien est autiste

L’augmentation est constante et flagrante!

  • Le «Center for Disease Control» a annoncé que le taux de prévalence de l’autisme a augmenté en 2014 à 1 enfant sur 68, comparativement à 1 sur 88 en 2012.
  • Il y aurait plus de 28 800 personnes autistes à Montréal et plus de 119 900 au Québec.
  • Il y a eu une augmentation de 367% d’élèves autistes dans le réseau Scolaire du Québec entre 2002-2003 et 2012-2013. (MELS)

Définition du trouble du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle

La distinction que l’on peut faire entre une personne typiquement autiste et une personne présentant un syndrome d’Asperger ou un autisme de haut niveau de fonctionnement est l’absence chez ces dernières d’une déficience intellectuelle. En effet, pour qu’une personne obtienne un diagnostic d’autisme de haut niveau de fonctionnement il faut, en plus des critères habituellement identifiés pour un diagnostic d’autisme, que son quotient intellectuel (Q. I.) soit supérieur à 70.

Finalement, les critères généralement acceptés qui réfèrent au syndrome d’Asperger et qui le différencient de l’autisme de haut niveau de fonctionnement sont :

  • l’apparition de la problématique est habituellement plus tardive;
  • les antécédents familiaux sont fréquents;
  • le Q.I. verbal est habituellement plus élevé que le Q.I. de performance (c’est généralement l’inverse pour l’autisme typique) ;
  • le pronostic est habituellement plus positif;
  • les troubles neurologiques sont moins fréquents;
  • les handicaps sociaux et de communication sont moins graves;
  • les nombre de sujets d’intérêts de prédilection est plus important;
  • la maladresse est plus fréquemment présente .

Parmi les particularités des personnes atteintes du syndrome d’Asperger, il faut énumérer les limitations suivantes.

Difficultés de communication

  • Difficultés dans la compréhension de notions abstraites malgré un vocabulaire étendu.
  • Difficultés dans la compréhension de jeux de mots.
  • Difficultés dans l’expression de leurs émotions ou le font de manière inappropriée.
  • Répétition d’un mot ou d’une phrase de manière stéréotypée (écholalie).
  • Nette tendance à s’entretenir abondamment de leurs sujets favoris (fixation).
  • Interprétation de consignes au pied de la lettre.

En résumé, les difficultés du jeune Asperger se situent principalement dans la dimension pragmatique de la communication. À cela s’ajoutent des lacunes importantes dans d’autres habiletés conversationnelles telles que les expressions faciales. Il faut donc utiliser des moyens non verbaux pouvant servir de support à la conversation.

Difficultés de socialisation

  • Malaise en groupe.
  • Difficultés à percevoir intuitivement les besoins et les émotions des autres, et de ce fait, elles captent mal les ambiances.
  • Intérêt marqué pour un ou deux sujets spécialisés sans se préoccuper du fait que cela intéresse ou non leur interlocuteur.
  • Difficultés à percevoir les règles informelles de la vie sociale et les nuances; elles peuvent donc avoir besoin qu’on les leur explique en détail et de façon précise.
  • Naïveté sociale les conduisant souvent à devenir les souffre-douleur à l’école et en milieu de travail.

En lien avec cette énumération, un enseignement des règles et des conventions sociales est donc à prévoir. La majorité des jeunes « ne présentant pas un TSA » apprennent ces règles et conventions intuitivement et naturellement à partir des expériences vécues. Sans un enseignement explicite, les personnes présentant un TSA ne peuvent effectuer ce type d’apprentissage ou n’y accèdent que partiellement ou très difficilement.

Atteintes neuro-sensorielles

  • Hyper ou hyposensibilité de certains sens (vue, ouïe, toucher, goût, odorat).
  • Gestes souvent maladroits.
  • Posture particulière.
  • Expression du visage souvent figée et peu vivante.
  • Difficultés à regarder l’interlocuteur dans les yeux.
  • Tics moteurs.
  • Possibles difficultés à reconnaître les visages (prosopagnosie).
  • Difficultés à lire l’expression affective des visages.
  • Difficultés à gérer les perceptions, ce qui rend le monde qui les entoure tout à fait imprévisible, voire effrayant.

Cependant, il est important ici de noter que ces personnes, sur le plan cognitif, ont un fonctionnement intellectuel se situant dans la moyenne ou même dans la tranche supérieure de la population, une capacité mnésique excellente ainsi qu’une capacité à développer des passions ainsi que des talents remarquables.

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